La Reine Noire… ou l’insolence lumineuse
La Reine Noire… ou l’insolence lumineuse Certains objets décorent. D’autres attendent patiemment la tombée du soir pour révéler leur véritable nature. La Reine Noire appartient à ces présences rares dont l’ombre semble déjà raconter une histoire avant même que la lumière ne s’éveille. Haute silhouette ajourée, drapée d’un noir profond et souverain, elle demeure immobile le jour… presque silencieuse. Puis vient l’instant où l’on allume la lampe. Alors tout commence. La lumière, prisonnière de cette architecture délicate, cherche à s’échapper entre les motifs ciselés. Elle glisse, danse, tremble doucement sur les murs comme une dentelle mouvante. Les ombres s’étirent lentement dans la pièce, prennent vie, se répondent. L’objet disparaît presque pour ne laisser qu’un théâtre de reflets mystérieux et de clartés secrètes. Les objets se racontent toujours à ceux qui savent regarder. Et celui-ci murmure des histoires d’intérieurs oubliés, de salons feutrés éclairés à voix basse, ...